1 avril 2026 à 17:36
Règles du Trésor US pour les petits émetteurs de stablecoins

- Le département du Trésor américain a publié un avis de proposition de réglementation pour mettre en œuvre la loi GENIUS, une législation clé encadrant les stablecoins.
- La proposition vise à définir des critères pour déterminer si les régimes réglementaires au niveau des États sont « substantiellement similaires » aux normes fédérales.
- Les petits émetteurs de stablecoins détenant moins de 10 milliards de dollars d'actifs peuvent opter pour une surveillance étatique si ces normes sont respectées.
- Le public dispose d'un délai de 60 jours pour soumettre ses commentaires sur la proposition après sa publication au Registre fédéral.
Établir une équivalence réglementaire
Mercredi, le département du Trésor des États-Unis a franchi une étape importante dans l'application de la loi Guiding and Establishing National Innovation for U.S. Stablecoins (GENIUS). Le département a publié un avis de proposition de réglementation (NPRM), marquant la première réglementation formelle proposée pour exécuter la loi adoptée l'été dernier. L'objectif principal de cette proposition est d'établir les principes que les autorités fédérales utiliseront pour évaluer les réglementations au niveau des États.
En vertu de la loi GENIUS, le Trésor est chargé de créer un cadre permettant de déterminer si la surveillance des actifs numériques par un État est suffisamment rigoureuse pour être considérée comme « substantiellement similaire » aux exigences fédérales. Cette initiative vise à garantir un niveau constant de protection des consommateurs et de stabilité financière dans tout le pays, que l'entreprise soit réglementée au niveau étatique ou fédéral.
Options pour les petits émetteurs
Un élément crucial de la nouvelle proposition concerne le traitement des plus petits acteurs du marché. La loi GENIUS comprend une disposition spécifique pour les émetteurs de stablecoins dont les actifs émis totalisent moins de 10 milliards de dollars. Ces entités de plus petite taille sont autorisées à choisir la réglementation au niveau de l'État plutôt qu'une surveillance fédérale complète, à condition que le régime de l'État concerné réponde aux critères de « similitude substantielle » nouvellement définis.
Cette approche progressive est destinée à éviter que les petites entreprises ne soient submergées par la bureaucratie fédérale tout en maintenant des normes élevées. Toutefois, les régulateurs fédéraux tels que la FDIC et l'OCC continuent de peaufiner la manière dont ces règles interagiront avec les réglementations existantes sur les transferts de fonds et de déterminer quelles agences conserveront la surveillance de certains aspects du marché des stablecoins.
Mise en œuvre continue et lacunes législatives
Ce dernier appel à commentaires fait suite à une série d'actions du Trésor pour étoffer la loi GENIUS. En août, le département avait sollicité des avis concernant les outils de police scientifique numérique, et en septembre, il s'était concentré sur les questions de déclaration fiscale et de collecte d'informations. D'autres régulateurs bancaires majeurs, notamment la FDIC et l'OCC, ont également entamé leurs propres processus de réglementation pour s'aligner sur la nouvelle loi.
Malgré ces avancées, la loi GENIUS manque actuellement de directives spécifiques pour les stablecoins générateurs de rendement. Cette omission reste un point de friction au Congrès alors que les législateurs tentent de faire passer une législation plus large sur la structure du marché, souvent appelée projet « Clarity ». Pour l'heure, le Trésor se concentre sur la période de commentaires de 60 jours, sollicitant les retours des acteurs du secteur et du public pour finaliser le cadre de surveillance de ce secteur des stablecoins en pleine évolution.
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