26 mars 2026 à 12:04
Le Brésil utilisera les cryptos saisies pour la sécurité publique

- La loi n° 15.358, signée le 25 mars, permet au Brésil de réaffecter les cryptomonnaies saisies à la sécurité publique.
- Les actifs numériques confisqués financeront l'équipement de la police, les opérations de renseignement et la formation spécialisée des agents.
- La législation autorise les juges à permettre l'utilisation provisoire de ces actifs avant même une condamnation pénale définitive.
Renforcer la sécurité nationale grâce aux actifs numériques
Le président Luiz Inácio Lula da Silva a promulgué un ensemble de réformes majeures visant à démanteler les bases financières du crime organisé. En vertu de la nouvelle loi n° 15.358, les crypto-actifs saisis auprès d'organisations criminelles ne resteront plus inutilisés. Ils seront désormais intégrés au budget de la sécurité publique du pays pour renforcer les capacités des forces de l'ordre. Cette mesure cible spécifiquement des groupes puissants tels que le PCC et le Comando Vermelho.
Plutôt que de conserver ces actifs comme une réserve de valeur pour l'État, le gouvernement brésilien a choisi de les utiliser immédiatement comme ressources tactiques. Les principaux domaines d'investissement incluent :
- La modernisation de l'équipement policier et de la technologie.
- Le financement d'opérations de renseignement avancées.
- La mise en place d'une formation approfondie pour les forces de l'ordre.
Extension des pouvoirs judiciaires et d'enquête
La loi introduit un cadre robuste pour l'intervention judiciaire lors des enquêtes criminelles. Les juges ont désormais le pouvoir explicite de geler, bloquer ou saisir des crypto-actifs stockés sur des portefeuilles numériques, des plateformes d'échange et d'autres services en ligne. De plus, la législation établit que l'utilisation d'applications de messagerie cryptées ou d'outils de confidentialité pour dissimuler des activités criminelles sera considérée comme une circonstance aggravante, pouvant entraîner des peines de prison plus lourdes.
Une fois condamnés, les individus concernés se voient définitivement interdire l'accès au système financier formel et à toutes les plateformes de cryptomonnaies réglementées. Cela garantit que les membres du crime organisé sont systématiquement exclus de l'économie numérique.
Coopération internationale et intégration des données
Pour lutter contre le caractère transfrontalier de la criminalité numérique, la réforme facilite une coopération internationale accrue pour le recouvrement d'avoirs et le partage de renseignements avec des agences étrangères. Au niveau national, la loi impose la création d'une base de données criminelle nationale. Ce système cartographiera les structures financières des groupes criminels connus, permettant aux différentes branches du gouvernement de se coordonner plus efficacement pour démanteler les réseaux économiques du crime organisé.
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